Peut-on choisir le sexe de son futur enfant ?

Depuis des millénaires, les femmes se sont transmises de génération en génération des recettes « infaillibles » pour choisir le sexe du futur enfant.

Pour un garçon

  • – Il faut manger salé pour un garçon ;
  • – Consommer de la viande rouge ;
  • – Choisir une position des astres ou des saisons ;
  • – Faire fonctionner uniquement le testicule droit, etc.

Pour une fille

  • – Faire l’amour avant l’ovulation ;
  • – Avoir un ventre haut et large, etc.

En fait, la nature voit naître quasiment autant de filles que de garçons. Chaque parent a une chance sur deux de donner naissance à l’enfant désiré. Sur le plan purement médical, aucune technique n’est fiable à 100%.

Le sexe de l’enfant est déterminé au moment de la fécondation. Le chromosome X de la mère s’associe soit à un spermatozoïde X ou Y du père pour former un embryon femelle (XX) ou mâle (XY). Avant l’entrée d’un spermatozoïde dans l’ovule tout est possible.

Une exception concerne les techniques utilisées par les médecins pour éviter une maladie génétique transmise par les chromosomes sexuels. Cette démarche médicale pour éviter à l’enfant de naître avec une maladie particulièrement grave, est éthiquement et légalement fondée.

3 méthodes augmentant la possibilité de choix du sexe du futur bébé

La différence entre les spermatozoïdes

Spermatozoïde Y

Rapide, léger, petit, fragile.

Spermatozoïde X

Gros, lourd, lent, robuste

Faire l’amour avant l’ovulation (jusqu’à 5 jours avant) permettrait d’augmenter ses chances d’avoir une fille et faire l’amour pendant ou après l’ovulation (jusqu’à 2 jours après) d’avoir un garçon…. Explication : la glaire cervicale (la sécrétion qui facilite le passage des spermatozoïdes vers l’utérus) évolue au cours du cycle. Plus difficilement pénétrable avant l’ovulation, elle ne laisserait passer que les spermatozoïdes certes les plus lents mais les plus résistants (porteurs du chromosome X). Pendant et après l’ovulation, les spermatozoïdes les plus rapides (porteurs du chromosome Y) n’auraient plus aucun mal à atteindre leur but et grilleraient donc la priorité. Encore faut-il savoir déterminer avec précision la date de son ovulation…

Les positions durant le coït

Les relations sexuelles avec pénétration peu profonde donneraient plutôt lieu à une fécondation de l’ovule par un spermatozoïde résistant (X) (puisqu’il doit parcourir pas mal de chemin) et donc à la conception d’une fille. Et les ébats donnant lieu à un orgasme féminin boosteraient les spermatozoïdes les plus rapides (Y) et donc la conception d’un garçon.

L’alimentation de la mère

L’alimentation de la mère (dans les mois avant la conception) agirait directement sur la consistance de la glaire cervicale et donc sur le passage du type de gamètes mâles. Un régime pauvre en sel et riche en calcium et magnésium acidifierait la glaire favorisant le passage des spermatozoïdes « féminins ». En découlent une liste d’aliments à favoriser pour donner naissance à une fille : laitage, légumes verts, poisson, œufs.

A contrario, un régime riche en sodium et en potassium (charcuteries, viandes et poissons fumés) modifierait moins le pH de la glaire et favoriserait donc la fécondation de l’ovule par un spermatozoïde de genre « masculin ».

Mais attention, pour être vraiment efficace, ce régime alimentaire doit être suivi tous les jours, sans exception, pendant au moins quatre mois avant la conception. En outre, certains médicaments peuvent interférer avec le régime et en fausser les résultats…

Aucune recette, même avec une base scientifique, n’est sûre à 100%. Certaines méthodes ont des conséquences néfastes sur l’équilibre et indirectement sur la fécondité. Attention aux régimes alimentaires déséquilibrés et aux périodes de câlins imposées et trop répétitives. Trop d’efforts peut aboutir à ne pas tomber enceinte du tout.

Le sexing

Choisir le sexe de son enfant est possible mais illégal en France. Deux méthodes médicales existent :

  • Intervenir sur les embryons de la mère
  • Intervenir sur les spermatozoïdes du géniteur

Ces deux interventions sont préconceptionnelles. Un appareil médical va tirer les spermatozoïdes du père en séparant les chromosomes Y masculins et les X féminins. Les chromosomes tirés sont implantés dans l’utérus de la mère jusqu’à son ovule. La technique n’est pas fiable à 100%.

Il est également possible de sélectionner les embryons mâles ou femelles mais cette technique est interdite pour des raisons éthiques car elle débouche sur une discrimination de genre, un eugénisme. Le diagnostic préimplantatoire (DPI) pose des conditions d’utilisation mais peut être appliqué dans des cas particuliers, notamment génétiques.

Enfin, il est possible dès la connaissance du sexe du fœtus de pratiquer un avortement sélectif qui est une méthode détournée de sélectionner le sexe de sa progéniture, en espérant ne pas nuire à la santé de la mère.