Drogues et grossesse

On appelle « drogue » toute substance qui modifie la manière de percevoir les choses, de ressentir les émotions, de penser et de se comporter. Les dangers liés à l’usage varient selon les substances, les individus, les façons de consommer, les quantités, etc. Les différentes substances peuvent être classées selon leur statut juridique, leurs effets ou encore leur dangerosité.

Les drogues sont classées selon le type d’effets qu’elles procurent

  • « dépresseur du système nerveux » : elles agissent sur le cerveau en ralentissant certaines fonctions ou sensations. Un ralentissement de la fonction respiratoire et l’endormissement sont souvent des effets secondaires de ces drogues.
  •  « stimulant » : elles accroissent les sensations et certaines fonctions organiques comme le rythme cardiaque ou encore la sensation d’éveil… Leur action « stimulante » est souvent suivie d’un contrecoup avec par exemple des sensations inverses de fatigue et d’irritabilité.
  • « hallucinogène » : elles modifient les perceptions visuelles, auditives et corporelles. Ces modifications sont très dépendantes du contexte et de la personne qui utilise de telles drogues.
  • « stimulants-hallucinogènes » : elles stimulent les sensations et certaines fonctions organiques tout en produisant des distorsions des perceptions, mais de manière moins marquée qu’avec un hallucinogène.
  • les drogues difficiles à classer (on parle par défaut de « perturbateurs ») : elles peuvent avoir les effets de plusieurs des catégories précédentes sans avoir rien de spécifique.

La dangerosité d’une drogue n’est pas reliée à son type d’effet. Dans chaque catégorie, il y a des drogues dont les risques sont différents et d’importance variable.

La dangerosité des drogues est une autre manière de classer les drogues. Se pose alors le problème des critères de dangerosité retenus. Parmi ceux-ci, il peut y avoir notamment la dépendance (physique et/ou psychologique), la toxicité pour la santé, le risque d’accident, ou encore la « nocivité sociale » (délinquance, coût des soins, coût pour la collectivité, etc.).

Le potentiel de dangerosité d’une drogue n’est pas forcément le même d’un critère à l’autre.

On retrouvera toutes ces classifications dans le document présent sur le site des réseaux de santé ADDICA et CARéDIAB : les différentes classifications des substances psychoactives.

Les effets et risques d’une drogue dépendent également de la personne qui la prend et du contexte de consommation. Ces classifications sont une généralisation d’une réalité beaucoup plus complexe.

(Source : http://www.drogues-info-service.fr/Tout-savoir-sur-les-drogues/Les-drogues-et-leur-consommation/Qu-est-ce-qu-une-drogue#.VQqpQ_10yt8)

Le cas du cannabis

Le cannabis, comme les autres drogues, peut provoquer une dépendance. L’intensité de la dépendance est liée aux habitudes de consommation, aux quantités utilisées, à la personnalité de l’usager, à ses conditions de vie. S’il n’existe pas de signes physiques de manque (appelés symptômes de sevrage pour l’héroïne ou l’alcool), il peut être irritabilité (énervement, stress) ou encore difficultés à dormir…

Un fumeur régulier a besoin de temps pour s’adapter à une vie sans cannabis, surtout quand elle laisse réapparaitre un mal-être. Il est alors parfois nécessaire de se faire aider.

Ainsi les conséquences d’une consommation de drogue dépendent de la personnalité de l’usager, de la manière dont elle est utilisée mais également du contexte qui entoure cette prise de drogue.

L’impact des conditions de vie

Les effets propres à certaines drogues nuisent au développement du fœtus et peuvent entrainer des séquelles irréversibles. Toutefois, ce sont souvent les mauvaises conditions de vie de la mère (dues notamment à sa précarité et à son isolement) et l’absence ou l’insuffisance des soins qu’elle reçoit qui peuvent être à l’origine de complications durant et après la grossesse.

Lorsqu’une femme enceinte consomme des drogues, il est primordial qu’elle puisse trouver un interlocuteur dans le corps médical avec lequel elle pourra évoquer ses consommations et qui pourra organiser le suivi de sa grossesse. Il a été démontré qu’un suivi des femmes enceintes consommatrices de drogues prenant en compte les dimensions médicales, sociales et psychologiques, améliore considérablement le déroulement de la grossesse et de la naissance et favorise la construction du lien entre la mère et l’enfant ainsi que leur devenir.